Écrit par Jacques A. Vernaud Catégorie : Pensées
Imprimer

« Le royaume des cieux est encore semblable à un filet jeté dans la mer et ramassant des poissons de toute espèce. Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent; et, après s’être assis sur le rivage, ils mettent dans des vases ce qui est bon, et ils jettent ce qui est mauvais. Il en sera de même à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d’avec les justes, et ils les jetteront dans la fournaise ardente, où il y aura des pleurs et des grincements de dents ». Mat. 13 : 47-50

Pour la pêche à la saine il y a une mer un filet et un tri. Les poissons dans le filet sont nombreux, ils sautent sur le sable. On les ramasse, et on les trie, bon ou mauvais. Le Royaume de Dieu ramasse irrésistiblement les hommes pour le jugement, afin de les évaluer, les peser selon les principes de l’éthique et les critères du Royaume. Compter, peser, diviser.

b.) Si le filet n’est pas jeté, si les critères du Royaume ne sont pas annoncés, il ne peut y avoir de base pour juger. Rom 5 :13 « … le péché n’est pas imputé, quand il n’y a pas de loi ». Les pharisiens demandèrent à Jésus Jean 9 :40-41 « Nous aussi, sommes nous aveuglent ? » La réponse de Jésus est incisive : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péchés. Mais maintenant vous dites : Nous voyons. C’est pour cela que votre péché subsiste ».

c.) Une bête féroce peut déchirer un enfant, parce que c’est son instinct de tuer pour manger. La bête en soit ne fait rien de mal, elle ne veut que manger. Mais un homme qui tue n’est pas innocent, car l’homme a en lui la loi de la conscience et le choix. Le seul droit de la bête est de manger, elle n’a pas de choix. Quand il n’y a pas de standard moral et de conscience pour le reconnaître, le bien et le mal ne veulent rien dire.

d.) Jésus a lancé le filet de l’Evangile avec des normes nouvelles de droits et de devoirs. Ce Royaume est comme un filet. Quand Jésus est venu, le bien a perdu sa valeur, et la frontière entre le bien et le mal est bien incertaine. Le « juste » et le « bien », par rapport au Sabbat était une observance plus que méticuleuse et légaliste, et le mal était de l’ignorer et de ne pas respecter la tradition. La vertu religieuse était la prière faite dans la rue avec le payement des dîmes et les observances et les jeûnes. Ils blanchissent les sépulcres qui ont une belle apparence, mais « au-dedans, plein d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés ».

e.) C’est ainsi que les hommes sont allés à travers la vie, dans l’incertitude, prenant le « vrai » pour « faut » et le « faut » pour « vrai ». Il y avait nécessité pour une autorité nouvelle de s’imposer. Mat. 5 :33 « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens… mais mois je vous dis… »

| + - | RTL - LTR