Le pasteur répond

« Bonjour Pasteur, Pourriez- vous nous éclairer sur la personne et l'œuvre du Saint - Esprit car nous sommes dans la confusion par rapport aux enseignements qui passent sur nos chaînes télévisées. »

Bonjour ma Sœur, Nous allons en quelques lignes parler de la personne et l'œuvre du Saint - Esprit et nous croyons que le Seigneur vous aidera dans votre compréhension. - 1. Noms. L’Esprit de Dieu, est la troisième personne de la Trinité. On l’appelle en particulièrement l’Esprit de l’Eternel, l’Esprit du Seigneur, l’Esprit du Père, l’Esprit de Jésus Genèse 6.3; Esaie 11.2; 61.1; Matthieu 10.20; Actes 16.7 (etc.). Il est l’Esprit de vérité, de vie, de foi, d’amour, de force, de sagesse, de grâce, de gloire Jean 14.17; Romains 8.2; 2Corinthiens 4.13; 2Timothée 1.7; Hébreux 10.29; 1Pierre 4.14 (etc.) - 2. Personnalité. L’Esprit n’est pas simplement une puissance ou une expression figurée de l’énergie divine, comme l’ont prétendu par exemple les Anti-Trinitaires. L’Ecriture lui attribue une personnalité distincte, comme elle le fait pour le Père et le Fils Matthieu 3.16-17; 28.19; Jean 14.16-17; 15.26 Le pronom personnel masculin est toujours employé à son sujet, bien qu’en grec le mot Esprit soit neutre Jean 16.13-14; Actes 13.2 L’Esprit est doué de pensée, de connaissance de langage, de volonté. Romains 8.27; 1Corinthiens 2.10-13; 12.11 On peut le traiter comme une personne: lui mentir, le tenter, lui résister, l’attrister, l’outrager Actes 5.3, 9; 7.51; Ephésiens 4.30; Hébreux 10.29 D’autre part il enseigne, témoigne, convainc, conduit, entend, parle, annonce Jean 14.26; 15.26; 16.8, 13 - 3. Divinité. Les textes qui parlent de la personnalité de l’Esprit affirment en général aussi sa divinité. Il possède les attributs divins: omniscience, omniprésence, omnipotence, éternité 1Corinthiens 2.10, 11; Psaumes 139.7; Zacharie 4.6; Hébreux 9.14 Il est identifié à Dieu, au Seigneur. Actes 5.3-4 C’est le péché contre l’Esprit qui est irrémissible Matthieu 12.31-32 - 4. Le Saint-Esprit dans l’Ancien Testament Il est à l’oeuvre dans la création. Genèse 1.2 C’est lui qui anime l’homme et donne leur souffle aux animaux. Genèse 2.7; 6.3; Job 33.4; Psaumes 104.29-30 Il est au milieu du peuple de Dieu. Esaie 63.11 Il qualifie certains hommes en vue d’une tâche spéciale Exode 31.3; Jude 6.34; 11.29; 1Samuel 16.13 Mais il n’est pas donné à tous, et peut être retiré. Jude 13.24; 16.20; 1Samuel 10.10; 16.14 Ainsi s’explique la prière de David: "Ne me retire pas ton Esprit Saint" Psaumes 51.13 Les prophètes annoncent clairement quelle sera son oeuvre dans la Nouvelle Alliance: il sera répandu sur tout Israël, ainsi que sur toute chair, il sera donné pour toujours, il habitera dans le coeur de l’homme, qu’il régénérera et sanctifiera Esaie 44.3; 59.21; Joël 3.1-2 ; Ezéchiel 36.26-27; Jérémie 31.33 - 5. L’oeuvre du Saint-Esprit en Jésus-Christ. Le Seigneur a été assisté par l’Esprit au travers de toute sa carrière ici-bas. Par l’Esprit, il a été conçu, oint, scellé, rempli, revêtu de puissance, conduit, offert en sacrifice, ressuscité Luc 1.35; 4.18; Jean 6.27; Luc 4.1-2, 14; Hébreux 9.14; Romains 8.11 Si le Fils du Dieu vivant n’a pu se passer un seul jour du secours de l’Esprit, combien plus nous sera-t-il indispensable! - 6. Conviction de péché. Selon Jésus, la première oeuvre de l’Esprit en l’homme est de le convaincre de péché (Jean 16.8, 11). Sans cette conviction, nul ne peut sentir le besoin d’un Sauveur; et le péché que souligne l’Esprit est précisément de n’avoir pas encore cru en Christ. Les hommes sont en effet perdus, non parce qu’ils sont pécheurs, mais parce qu’étant pécheurs, ils ne reçoivent pas le Sauveur (3.18, 36). - Le péché contre le Saint-Esprit nous semble être, non seulement le blasphème mentionner dans Marc. 3.28-30, mais l’attitude d’incrédulité invétérée dont il est l’expression. Les Juifs avaient toutes les raisons de croire en Christ, mais ils le repoussaient et attribuaient au diable les miracles prouvant sa divinité. C’est pourquoi ils furent abandonnés à leur incrédulité volontaire, et devinrent dès lors incapables de croire Matthieu 12.31-32; Luc 12.10; Jean 12.37-40 Dans ce cas, le pardon n’est plus possible. Marc 3.29; Hébreux 10.26-27 En fait, nous croyons que seul ce péché mène à la perdition éternelle, car il consiste dans le refus du pardon. Que penser par contre d’une personne désirant croire, mais tourmentée par l’idée qu’elle a commis le péché irrémissible? Que sa souffrance et son désir de croire sont précisément la preuve qu’elle n’a pas commis une telle faute. La promesse qui lui est faite est: 1 Jean. 1.8 à 1 Jean 2.2. - 7. Régénération et baptême du Saint-Esprit : La régénération, ou nouvelle naissance, est la résurrection spirituelle qu’opère l’Esprit dans le coeur du pécheur, au moment où celui-ci met sa foi en Jésus-Christ. Jean 3.5-8 C’est l’Esprit qui vivifie (Jean 6.63) et nous donne une existence nouvelle. Galates 5.25 Le baptême de l’Esprit, promis par Jean-Baptiste et Jésus Matthieu 3.11; Marc 1.8; Luc 3.16; Jean 1.33; Actes 1.4-5 est l’acte par lequel Dieu nous fait à ce moment-là membres du Corps de Christ. L’Esprit saisit le pécheur repentant et l’immerge en Christ; il l’unit désormais à la Tête et aux autres membres du corps. 1Corinthiens 12.13 Ce baptême est pour tous; selon Paul, il est un fait déjà accompli pour les croyants ("nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit"), même pour ceux de Corinthe encore si charnels (1 corinthiens 3.1-3; 1 corinthiens 6.19). Dans les Actes, l’expression "baptiser du Saint-Esprit" ne revient que 2 fois: à propos de la Pentecôte, où les 120 disciples ont été faits membres du Corps de Christ, que l’Esprit créait à ce moment-là Actes 1.5 et au sujet de l’expérience des païens chez Corneille, ajoutés eux aussi au Corps de Christ au moment de leur conversion (Actes 11.15-16). D’autres passages présentent le baptême comme étant l’opération par laquelle Dieu nous plonge dans la mort de Christ pour nous ressusciter avec lui, en nous faisant "revêtir Christ". Romains 6.3-4; Galates 3.27; Colossiens 2.12; Tite 3.5 Le baptême en question est évidemment le baptême de l’Esprit dont le baptême d’eau est le symbole et le témoignage. - 8. Don et réception de l’Esprit. Le Saint-Esprit est promis à tous Actes 2.38 à ceux qui le demandent Luc 11.13 et qui obéissent à Dieu. Actes 5.32 Il est un "don" (Actes 2.38; Actes 5.32; Actes 8.20; Actes 10.45; Actes 11.17; Actes 15.8), qui se reçoit par la foi Jean 7.39; Ephésiens 1.13; Ephésiens 3.16-17; Galates 3.2, 5, 13-14; 4.4-7 Avant la Pentecôte, les disciples ont dû attendre la descente de l’Esprit Actes 1.4 ce qui n’est plus nécessaire maintenant (Actes 2.17-18). Les Samaritains, à demi païens, ont eu besoin d’une intervention spéciale des apôtres pour recevoir l’Esprit (Actes 8.12, 15-17); mais Corneille et ses amis ont reçu l’Esprit par la foi seule tandis que Pierre parlait, sans imposition des mains, ni baptême d’eau préalable (Actes 10.43-48). Les 12 disciples d’Ephèse étaient jusque là disciples de Jean et non de Jésus; lorsqu’ils eurent accepté le Sauveur, ils reçurent l’Esprit (Actes 19.2-6). "Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas". Romains 8.9 Quiconque est au clair sur ce point capital, ne manquera pas d’avoir le témoignage intérieur du Saint-Esprit. - 9. Plénitude du Saint-Esprit. L’Esprit habite dans le coeur du croyant Jean 14.16-17, 23; 1Corinthiens 6.19; Romains 8.9, 11; 2Timothée 1.14, 1 Jean 4.4, 13; Jacques 4.5 Son désir est de nous communiquer la vie et la puissance du Seigneur. Actes 1.8; Luc 4.14 (etc.) Toutefois, nous pouvons attrister l’Esprit, en lui résistant, en nous livrant au péché. Ephésiens 4.30 (cf. 1 Thessaloniciens 5.19; Actes 7.51) L’Esprit, qui demeure en nous éternellement, ne nous quitte pas Jean 14.16 mais il cesse de manifester sa puissance, et nous communique sa tristesse en nous convainquant de péché. Que faire alors? a) Selon 1 Jean 1.7-9, confesser aussitôt notre faute, et croire à la purification de notre coeur par le sang de Christ. b) Rechercher la plénitude de l’Esprit, ordonnée par Ephésiens. 5.18. Elle était l’expérience normale de tous les premiers chrétiens : chefs de l'église, diacres, membres, nouveaux convertis Actes 2.4; Actes 4.4, 31; Actes 6.3; Actes 7.55; Actes 9.17; Actes 13.9, 52 Cette plénitude s’obtient par la foi, en "buvant" l’eau vive de l’Esprit. Jean 7.37-39 Elle n’est pas l’expérience d’un instant, mais doit être renouvelée chaque jour, en présence de chaque besoin, jusqu’à notre transformation complète à l’image de Dieu en sa présence. Ephésiens 3.16-21 Maint croyant, en abandonnant son premier amour Apocalypse 2.4 a perdu précisément cette plénitude qui faisait déborder son coeur au moment de sa conversion. Pour la retrouver, qu’il se repente, croie au pardon, et boive à nouveau de la source intarissable de la grâce. Jean 4.13-14; Jean 10.10 En marchant, non selon la chair, mais selon l’Esprit, il portera toujours plus le fruit de l’Esprit à la gloire de Dieu. Galates 5.16, 25 - 10. Onction et dons de l’Esprit. Etant devenus rois et sacrificateurs avec Christ, les croyants ont tous reçu l’onction de l’Esprit Apocalypse 1.6; 2Corinthiens 1.21; 1 Jean 2.20, 27 Un don de l’Esprit (ou don spirituel) est la qualification surnaturelle accordée à chaque croyant, en vue du service dans le cadre du Corps de Christ. 1Corinthiens 12.7-11 Paul énumère un certain nombre de ces dons: sagesse, connaissance (v. 8), foi, guérison (v. 9), miracles, prophétie, discernement des esprits, langues, interprétation (v. 10), don d’être apôtre, d’enseigner, de secourir, de gouverner (v. 28); d’être évangéliste, pasteur Ephésiens 4.11 d’exercer la libéralité. Romains 12.8 Il n’est pas dit que cette énumération soit complète: quelle que soit la tâche, Dieu donnera pour l’accomplir la qualification voulue. Qui choisit le don que nous devons recevoir ? Dieu lui-même, comme il veut. 1Corinthiens 12.11, 18 Il accorde à chacun, un don différent (Romains 12.4-6). Remarquons que chacun des dons énumérés est surnaturel, et non pas seulement les 3 dons de miracles, guérisons, langues. Dieu est également souverain quant à l’époque à laquelle il octroie certains dons. Il les a tous répandus à profusion au moment où l’Evangile et la Nouvelle Alliance devaient être accrédités Hébreux 2.4 avec des signes extérieurs jamais renouvelés. Actes 2.1-3; Actes 4.31 Aujourd’hui il peut, bien entendu, manifester sa puissance selon sa volonté; en fait, la plupart des dons (sagesse, connaissance, foi, évangélistes, pasteurs, docteurs, gouvernement, secours, libéralité) n’ont jamais cessé d’être accordés. Tandis que, si Dieu aujourd’hui guérit certains malades par ses serviteurs ou directement, il ne donne à personne que nous connaissions la puissance de les guérir tous (ce qui était le don du Christ et des apôtres: Matthieu 10.8; Marc. 6.56; Luc. 4.40; 6.19; 9.11; Actes 5.16). - L’Eglise de Corinthe avait reçu tous les dons, et 1 Corinthiens est la seule épître où ces charismes soient mentionnés 1Corinthiens 1.7; 12; 14 charnels et divisés. L’essentiel est donc d’être entièrement soumis au Seigneur et à toute sa Parole, de discerner le don accordé à chacun, et de se laisser utiliser pour le bien de l’Eglise tout entière. - 11. Autres ministères de l’Esprit. Diverses activités de l’Esprit sont évoquées par les symboles qui le représentent : le souffle, ou vent (Esprit veut dire "souffle": Job 32.8; Jean 3.8), la colombe Luc 3.22 l’huile Hébreux 1.9; 1Jean 2.20 le feu Actes 2.3-4 l’eau vive Jean 4.14; Jean 7.38-39 le sceau, le gage et les arrhes Ephésiens 1.13-14; 2Corinthiens 1.21-22 L’Esprit est appelé le Consolateur (Paraclet, Jean 14.16); il enseigne et conduit dans la vérité le croyant et l’Eglise, il rend témoignage à Jésus-Christ (Jean 14.26; Jean 15.26; Jean 16.13-14). Il inspire les auteurs sacrés 1Pierre 1.11; 2Pierre 1.21; 2Timothée 3.16 il suscite la prière efficace Romains 8.26-27; Ephésiens 6.18 et l’adoration agréable à Dieu. Jean 4.23-24 Il sera dans les derniers temps répandu d’une façon particulière sur Israël. Ezéchiel 37.9-14; Zacharie 12.10 C’est par lui que nos corps mortels seront ressuscités. Romains 8.11 Ayant reçu ici-bas les arrhes de l’Esprit, dans le ciel les croyants seront remplis par lui de toute la plénitude de Dieu Ephésiens 3.16-21; 2Corinthiens 3.17-18 Ainsi Dieu sera vraiment tout en tous. 1Corinthiens 15.28. Que Dieu vous bénisse et qu'Il vous remplisse véritablement de son Saint - Esprit au nom de Jésus - Christ. Pasteur

Bonjour Pasteur, La question qui me préoccupe est de comprendre ces différents versets de la bible que je lis à tout moment mais que j'ai du mal saisir 1. Matthieu 9 : 16 - 17 (version TOB) Verset 16, Personne ne met une pièce d'étoffe neuve à un vieux vêtement, et la déchirure est pire, Verset 17, On ne met au contraire le vin nouveau dans de vieille outres ; sinon les outres sont perdues. On met au contraire le vin nouveau dans des outres neuves et l'un et l'autre se conservent. 2. Matthieu 7 : 6 (version TOB) Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacré, ne jetez pas vos perles aux porcs de peur qu'ils ne les piétinent et que se retournant, ils ne vous déchirent Merci.

Bonjour Frère, Merci pour votre question et voici la réponse que nous vous donnons à la lumière de la Parole de Dieu. « Personne ne met une pièce d’étoffe neuve à un vieux vêtement, et la déchirure est pire. Ce verset est une réponse de Jésus à la question : « pourquoi nous et les Pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point ? » Question posée par les disciples de Jean. Mais avant d’arriver à ce verset, il convient de remarquer qu’il a expliqué, justifié l’attitude de ses disciples en disant qu’ils avaient raison de se réjouir et non de s’attrister. C’est la pensée qui se dégage du verset 15 « Les amis de l’époux peuvent-ils s’affliger pendant que l’époux est avec eux. » Ensuite, il renchérit et dit : « Personne ne met une pièce d’étoffe neuve à un vieux vêtement, et la déchirure est pire ». En effet, Jésus-Christ passait pour un enseignant que le monde n’ait jamais connu. Il aimait utiliser le langage imagé et surtout les images les plus familières pour instruire ou enseigner des vérités profondes. Il va profiter de l’occasion lui offerte à travers cette question pour donner une profonde leçon. Dans le cas d’espèce, le Seigneur voudrait que ses interlocuteurs sachent que comme une pièce d’étoffe neuve peut endommager un vieux vêtement sur lequel elle est attachée, lui de même et l’alliance dont il représentant, ne peuvent que susciter des problèmes ou des crises lorsqu’on veut les associer aux anciennes pratiques ou formes cérémonielles de la loi de Moïse. Comprenons que la pièce d’étoffe neuve c’est le message nouveau dont Jésus est porteur. Le message de la grâce. Et le vieux vêtement c’est les formes, les pratiques tant préférées par les pharisiens et autres conservateurs : la Loi de Moïse. La venue de Jean mettait fin à l’ère, la vieille ère de la loi de Moïse. Et inaugurait le temps de la grâce que Jésus est venu apporter. Leurs vies ne peuvent être gouvernées par les deux croyances à la fois. Pour éclairer davantage ses interlocuteurs, il va cette fois-ci, utiliser une autre image, une autre illustration ou parabole. « On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent ». Le vin et les outres sont très bien connus par ses interlocuteurs. Ils savent que le vin nouveau n’a pas encore fini sa fermentation, cependant les vieilles outres ont déjà perdu leur élasticité ; et ne peuvent contenir le vin nouveau à cause de sa forte pression ! Encore une fois, Christ voudrait que l’on sache que son ÉVANGILE ne peut s’adapter avec les rites et les cérémonies Mosaïques. L'Évangile de la grâce est supérieur à la loi et ses rituels. Plusieurs commentateurs abordent dans le même sens pour dire en substance que Jésus n’est pas venu améliorer l’homme, mais recréer l’homme ! Dans Jean 1 :16-17 il est écrit : «Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce ; car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité par Jésus-Christ ». Que Dieu vous bénisse ! Pasteur.

Bonjour Pasteur, Ma question est la suivante, si quelqu'un dans sa vie a commis des péchés, exemple : il a fait des enfants avant de connaître Christ comme Seigneur et Sauveur personnel. Il est né de nouveau ensuite et ses péchés sont pardonnés, mais les enfants qu'il a mis au monde sont là, c'est-à-dire le fruit du péché est là. Qu'est-ce qu'on fait du fruit du péché?

Bonjour et merci pour votre question. Avant toutes choses, je trouve qu’il est très dangereux d’utiliser une telle analogie de fruit du péché et de l’appliquer aux enfants nés avant la nouvelle naissance des membres d’un couple ou de l’un des membres de ce couple. La Bible ne considère nulle part que des enfants nés avant la nouvelle naissance soient le fruit du péché. Ceci voudrait dire que presque tous les enfants nés dans un mariage régulier mais des couples non enfants de Dieu sont tous le fruit du péché. Alors qu’en réalité cela ne l’est pas. Avant la mort et la résurrection du Seigneur, personne n’était né de nouveau. Et selon votre logique, Pierre qui était marié et avait certainement des enfants nés avant sa nouvelle naissance (donc selon vous l’apôtre Pierre avait des enfants fruit du péché ?). Qu’a-t-il fait alors de ses enfants ? Lui-même est né avant la nouvelle naissance de ses parents, qu’est-ce que ses parents ont faits de lui, puisque selon votre analogie, il était aussi le fruit du péché. Pierre, Paul, Jean, Luc, et beaucoup d’autres des apôtres, on été utilisés par Dieu bien que selon votre exemple ils furent nés avant la nouvelle naissance de leurs parents. Ainsi, si Dieu les a acceptés, ceux que vous considérez comme fruit du péché peuvent aussi être acceptés par Dieu et même être utilisés puissamment. Savez-vous que le roi Salomon, le roi le plus sage et le plus riche qui ait existé et que Dieu a appelé Jedidia, et qui fut aimé de Lui (2 Samuel 12 :24) fut le fils de Bath-Chéba, femme d’Urie le hittite, officier de l’armée de David ? Le roi David a fait tuer son mari et l’a prise pour femme. Cependant, Dieu choisit un enfant né de cette union pour être le roi de son peuple d’Israël et même à bâtir Son temple. Bien-aimé, faites très attention de considérer les gens créés à l’image et à la ressemblance de Dieu comme le fruit du péché. Ils sont précieux à ses yeux et Dieu a offert Son propre Fils pour sauver ces gens, même si vous les traiter de fruit du péché. Pour Dieu, Ezéchiel 18 :4 et 20, «Voici, toutes les âmes sont à moi ; l’âme du fils comme l’âme du père, l’une et l’autre sont à moi ; l’âme qui pèche, c’est celle qui mourra… L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra. Le fils ne portera pas l’iniquité de son père, et le père ne portera pas l’iniquité de son fils. La justice du juste sera sur lui, et la méchanceté du méchant sera sur lui. » Ce qui compte donc n’est pas d’être le fruit du péché ou pas mais des péchés que chacun aura commis. L’enfant que vous considérez comme fruit du péché est innocent devant Dieu, c’est le père ou la mère qui est coupable. Ainsi, ne lui faites pas payé pour le péché de quelqu’un d’autre puisque chacun va payer pour ses propres péchés et pour vos propres péchés du reste si vous n’êtes pas né de nouveau. Pasteur 0815114468 et 0819934413

Ma question est sur le baptême : Devons-nous baptiser selon l'apôtre Pierre c'est-à-dire au nom de Jésus-Christ ou bien au nom du Père, du Fils et du Saint - Esprit ? Et puis pouvons-nous baptiser quelqu'un dans une piscine ou bien seulement dans une rivière ?

Dans Matthieu 28 :18-20, Jésus a donné l’ordre de baptiser au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et dans Actes 2 :38, Pierre a ordonné que ceux qui avaient cru fussent baptisés au Nom de Jésus. Apparemment, il semble y avoir deux ordres contradictoires, mais celui qui lit la Bible sans arrière-pensée, comprendra qu’il n’y a pas de contradiction du tout. En effet, Jésus n’a pas dit qu’il fallait baptiser au Nom du Père, au Nom du Fils et au Nom du Saint-Esprit comme s’il s’agissait de trois noms différents. Mais il a ordonné de baptiser au Nom (ce qui est un singulier) du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ce qui veut dire qu’il s’agit d’un seul et même nom. Ceci signifie que le Nom du Père est le nom du Fils, ainsi que le nom du Saint-Esprit qui n’est rien d’autre que le Nom de Jésus. Jésus est le seul nom que Dieu a donné aux hommes par lequel nous devons être sauvés (Actes 4 :12). Jésus est le nom qui est au-dessus de tout autre nom qui puisse être nommé non seulement dans le siècle présent mais aussi dans le siècle à venir. Il n’existe aucun autre plus grand que le nom de Jésus, soit dans le ciel, sur la terre ou sous la terre (Philippiens 2 :9-11 ; Éphésiens 1 :21). Ainsi, baptiser au Nom (non pas aux noms) du Père, du Fils et du Saint-Esprit n’est pas différent de baptiser au Nom de Jésus. Néanmoins, ceci ne veut pas dire que Jésus et le Père sont une seule et même personne, ou que Jésus et le Saint-Esprit soient aussi une même et seule personne. Dans la Bible, les enseignements de Jésus et les apôtres parlent clairement de trois personnes divines distinctes, mais le seul et même Dieu. Jésus est le Fils du Père et Il a été conçu par la puissance du Saint-Esprit. De même, le Saint-Esprit est l’Esprit de Dieu et aussi l’Esprit de Jésus. La Bible appelle cela un mystère (1 Timothée 3 :16). Le mot baptiser vient d’un terme grec qui veut dire plonger, immerger. Le terme n’indique pas que cela doit nécessairement se faire dans une rivière, mais que ce qui doit être baptisé doit être entièrement immergé ou plongé dans de l’eau. La Bible dit que Jean Baptiste baptisait à Enon parce qu’il y avait beaucoup d’eau (Jean 3 :23). Et dans Actes 8 :26, 36), l’eunuque éthiopien a été baptisé dans un lieu désert où il n’y avait pas de rivière, mais plutôt un point d’eau. En plus, dans l’archéologie, on a découvert plusieurs anciennes églises des premiers siècles du Christianisme qui avaient leurs baptistaires qui devaient sans aucun doute servir pour baptiser. Ainsi, ce n’est pas la formule au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ou au Nom de Jésus qui donne au baptême sa vraie signification, mais la personne qui se fait baptiser qui au préalable a confessé de sa bouche que Jésus est Seigneur et qui a cru dans son cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. Car dans Romains 10 :9-13, «Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé. Car en croyant du cœur on parvient à la justice, et en confessant de la bouche on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture : Quiconque croit en lui ne sera pas confus. Il n’y a pas de différence, en effet, entre le Juif et le Grec : ils ont tous le même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent. Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.» Pasteur

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